Portrait Chantal Poirier – OUT

6 juillet 2020

C’est dans un atelier de bord de mer qui en ferait rêver plus d’un que nous avons eu la chance de rencontrer Chantal Poirier par une journée exceptionnelle du mois de mai dernier.

L’odeur du cuir est bien présente, de vieilles valises vintage sont posées un peu partout dans l’atelier et cela ne peut pas faire autrement que de nous plonger instantanément dans l’univers de OUT, l’entreprise fondée par Chantal en avril 2015.

L’artiste est native de la Beauce et est arrivée à l’âge de 16 ans dans la Matanie pour y suivre des études en photographie. Elle fera ensuite un saut dans la ville de Montréal où elle y poursuivra des études en Design textile.

Mais ce séjour dans la métropole n’allait pas durer et naturellement, son amour pour le bas du fleuve et le calme de la mer est venue la rattraper. De son propre aveu, suite au démarrage de son entreprise en ville accompagné du stress d’y habiter, son retour dans la région s’est vécu comme une ‘’bouffée de bien-être’’.

Ayant toujours eu un fort intérêt pour le textile, l’artiste a eu coup de coeur pour le cuir et ses teintures et c’est dans une optique de durabilité qu’elle a eu envie de créer des objets utilitaires dont on a besoin au quotidien. C’est pourquoi on peut retrouver dans son atelier une multitude d’objets comme des ceintures, des poches à outils, des tabliers de travail, des étuis à crayons, etc.

C’est une finesse et un côté artistique indéniable qui se ressent dans le travail de Chantal.

Mais ce séjour dans la métropole n’allait pas durer et naturellement, son amour pour le bas du fleuve et le calme de la mer est venue la rattraper. De son propre aveu, suite au démarrage de son entreprise en ville accompagné du stress d’y habiter, son retour dans la région s’est vécu comme une ‘’bouffée de bien-être’’.

Inévitablement, nous discutons de la crise et de ses effets sur son travail, ce à quoi elle me répond qu’il y a un désir, peut-être encore plus fort en lien avec le contexte actuel, d’offrir un service de proximité, à se demander « Qu’est-ce que je peux faire de plus pour les gens de ma région? »

« J’ai l’impression que les gens vont revenir à vouloir des objets de meilleure qualité et qui sont fait pour durer »

L’implication dans sa région est une valeur importante et c’est pourquoi elle s’est jointe au conseil d’administration de Métiers d’arts du Bas-Saint-Laurent, en gardant comme motivation première d’inciter les gens à consommer local sur une base régulière.

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Issu d’une collaboration entre OUT, l’artiste Pascale Faubert et les Jardins de métis, vous pouvez vous procurer le tablier de travail Elsie (nom du tablier) via notre boutique en ligne :

Nancy Guignard

Nancy Guignard

Amoureuse du Bas-du-Fleuve, raconteuse d'histoires en mots et en images, toujours à la recherche d'une nouvelle aventure, par curiosité et goût du risque.